Le​s 22 et 23 décembre prochain, le Conservatoire et Le Havre Chorégraphique proposent une nouvelle comédie musicale. Après le spectacle « Pour Mary Poppins », ​les deux écoles ​présentent une version d’Abbacadabra. Une comédie musicale des années 80 sur des musiques du célèbre groupe Suédois A​BBA.

Après ​Delphine Baud la semaine dernière c’est au tour de Corinne Couture de répondre à nos questions.

Les place du spectacle sont disponible dès lundi au LHC.

Bonjour Corinne, les comédies musicales du Havre Chorégraphique étaient jusqu’à maintenant dirigé par Philippe Tréhet. Vous voilà aujourd’hui à la tête d’un beau projet, pouvez-vous nous en expliquer les raisons ?

Philippe Tréhet était un ami très cher à mon cœur, son fils Andrei m’a demandé de monter le projet Abbacadabra, alors sans hésiter j’ai accepté de le faire bénévolement.

C’ était une évidence, j’ai décidé de prendre en charge la totalité de la création de cette comédie musicale, car c’était le voeu de Philippe Tréhet.

C’est pour honorer sa mémoire que j’ai entrepris ce beau travail, c’est un cadeau pour nous tous.

Mais c’est aussi pour les élèves de la classe de comédie musicale du conservatoire Arthur Honegger, et les élèves du LHC.

Comment s’est passée cette première collaboration avec Delphine Baud ?

C’est « Baudcout » plus qu’une collaboration avec Delphine, nous avions il y a quelques années déjà mis en oeuvre le projet comédie musicale.

J’appellerai cela un binôme artistique.

Cette comédie musicale date des années 80, n’a t-elle pas un peu vieillie ?

C’est vrai, pour la jeune génération, les années 80 peuvent paraître démodées. Pour nous les artistes, « démodé » ne veut rien dire. Enfin c’est mon opinion, puisque notre vie est basée sur la transmission.

C’est comme si je disais que Serge Lifar, Maurice Béjart et Roland Petit étaient démodés.

Nous les chorégraphes, devons savoir nous retourner pour ne pas oublier nos racines artistiques, et ce pour mieux avancer avec le courant artistique et l’évolution culturelle.Tout ceci est généré par les nouvelles influences musicales et chorégraphiques.

L’histoire d’Abbacadabra reprend la liste  de situations intemporelles. Elle débute avec une punition infligée par un adulte à des adolescentes dans le cercle scolaire, mais ne croyez pas que je vais vous dévoiler l’histoire… Venez assister au spectacle !

Comment avez-vous fait pour créer des chorégraphies sur des musiques chantées et dansées par des élèves non initiés à la danse ?

La création chorégraphique c’est une recette où l’ingredient principal est la musique, c’est la source d’inspiration.

Il faut y ajouter une  bonne dose d’attachement à la thématique de l’histoire à relater et ne pas oublier de bien lier les deux.

Savoir doser la complexité des pas de danse tient simplement à susciter le plaisir de goûter à la chorégraphie et de l apprécier, et cela pour tous : débutants comme confirmés.

Ne pas trop « saler » les chorégraphies pour que chacun puisse les partager est un merveilleux challenge qui me ravit.

Parce que nourrir les élèves sans les « gâver » me procure toujours une grande satisfaction.

Ceci dit  pour donner du goût à tout cela, ne jamais trop simplifier la recette.

Là, je vous donne des indices sur l’histoire…

Les chansons du Groupe Abba sont elles faciles à mettre en scène ?

Les musiques d’Abba sont très bien écrites, je laisse à Delphine le soin d’en parler.

Nous avons beaucoup travaillé musicalement, pour que la chorégraphie soit portée et au mieux influencée.

Là, ce fut un beau gros travail pour moi afin d’actualiser le mouvement en lien avec la pantomime.

Rien n’est jamais difficile dans ce métier, j’appelle cela un challenge.

Les enfants ont-ils pris pour cette occasion des cours de théâtre ?

Ayant une formation complète de la scène, j’ai dirigé les élèves scéniquement, sans vouloir aborder des difficultés qu’ils n’auraient pu maîtriser.

 

Deux dates sont prévues pour ce spectacle. En cas de succès, pensez-vous voir le redonner ?

Je tiens à réaliser ce spectacle de mon mieux pour le 22 et 23 décembre 2017. Rendre les participants heureux et ravir les spectateurs est mon seul but pour l’instant. Permettez moi de ne pas anticiper sur l’avenir.

Dans Abbacadabra, quelle est votre chanson préférée ?

La chanson de Blanche Neige « Imagine » peut être parce que le danseur est toujours face au miroir, et que l’on s’efforce dans ce métier merveilleux de ne pas penser que l’on vieillit.

C’est la comédie idéale pour fêter la fin d’année ?

Oui, puisque c’est la période des vacances scolaires d’hiver, et que dans cette histoire des collégiennes se réservent le droit de faire un voyage imaginaire que la Vilaine Fée n’avait pas prévu pour elles.

Quel est votre conte de fée préféré ?

Cendrillon … j’ai déjà monté ce ballet. C’est l’humour, la bêtise, la cruauté, le rêve d’une jeune fille, la fatalité de la réalité et l’aboutissement de la justice…La Vie quoi…

Pouvez-vous nous dévoiler un peu le scénario ?

Il s’agit de deux intrigues qui convergent vers un même point final. La première, un type sort de taule, il a un compte à régler avec son fils qui l’a balancé à la police. La seconde, un mafieux mirobolant circule à bord d’une grosse voiture américaine avec ses sbires, il poursuit un jeune type qui possède quelque chose qu’il désire plus que tout. On peut lire le scénario de BAD GAME sur le site dédié.

Y’a-t-il une comédie musicale que vous rêveriez d’adapter ?

Pour l’instant, je rêve de la réussite d’Abbacadabra.

Merci et à très vite au THV

Les places du spectacle pour le 22 et 23 décembre à 19h sont disponibles dès maintenant au THV et au LHC.

Entretien réalisé par Grégory Constantin  Décembre 2017.

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2018-03-25T03:49:50+00:00