Photographie Denis Grisel
Photographie Denis Grisel

Anton a démarré sa carrière d’auteur-compositeur avec le groupe Mindsoljah.  Il a entamé des projets plus personnels depuis 2013 et collaboré avec DjarOne qui l’accompagne généralement sur scène. Après quatre années dans le Nord, l’artiste est revenu en 2017 en Normandie avec un nouvel album : « Clouds Rider » et une nouvelle formation de backing band qui l’accompagne sur scène. Nous avons voulu, avec Estelle, en savoir un peu plus sur l’artiste et sur son univers musical.

Bonjour Anton,  pour commencer, pourriez -vous vous présenter ? 

Je m’appelle Grégory Antonsen, j’ai 35 ans et je fais de la musique sous le nom d’Anton.

D’où vient votre passion pour la musique ?  

Ma passion pour la musique m’est venue un peu par hasard, j’ai toujours écouté de la musique, mais je ne l’ai pratiquée que tardivement, à l’âge de 21 ans… Une connaissance cherchait des chanteurs pour un groupe de reggae, Mindsoljah. J’ai « postulé »  sous l’insistance d’amis qui trouvaient que j’étais doué pour cela. L’essai s’est avéré concluant et j’ai fait un bout de chemin avec cette formation !

Quelles sont les artistes qui vous ont influencé ? 

Ayant écouté énormément de Reggae dans ma jeunesse les premiers artistes à m’influencer ont été Bob Marley, Anthony B, Damian Marley, Patrice ou Gentleman.

Pourquoi avoir choisi le nom  « Anton» ?  

Etant d’origine Norvégienne du côté de mon père, je n’ai pas été cherché bien loin ce nom d’artiste. Mon nom de famille Anton  « sen » veut dire «fils d’Anton » dans cette langue.

Comment définiriez-vous  votre musique ?

J’avoue avoir un peu de mal à définir exactement ma musique. Si j’ai écouté exclusivement du Reggae étant jeune, je me suis ouvert à beaucoup d’autres styles musicaux : Le Hip-Hop (Médine, Orelsan, Kacem Wapalek etc…) mais aussi la Soul par exemple (Sam Cooke, Otis Redding, Marvin Gaye etc…).Ma musique est, je pense, un mélange de toutes ces influences.

Votre technique de chant est particulière, comment l’avez -vous apprise ?

Cette technique de chant « particulière » vient, je pense, de chanteurs comme Patrice, Bob Marley, Junior Kelly ou Richie Spice. Des chanteurs  Jamaïcains (Allemand pour Patrice) avec des voix particulières, assez nasillardes. Les ayant longtemps écoutés,  j’ai essayé de chanter comme eux. Si je n’ai pas la prétention d’avoir leurs voix, je pense avoir été très influencé par ce style de chant. J’ai aussi une voix qui a tendance à s’érailler facilement, mélangée à des textes assez rythmés avec un peu de débit, cela donne un truc assez étrange je dois l’avouer !

Écrivez- vous les textes de vos chansons, et qui les compose ?

Oui j’écris tous les textes que je chante. Pour la composition, c’est Djar One, Dj bien connu sur le milieu musical havrais qui s’en occupe. Djar One vient du Hip-Hop et a rappé pendant quelques années dans le groupe Acoosmik. Il joue en tant que Dj régulièrement dans les soirées havraises. C’est cette rencontre, moi venant du Reggae et lui du Hip-Hop, qui donne à cette musique ce style particulier. Djar One est très productif, il m’envoie des beats (instrumental) que je choisis pour écrire ensuite  mes textes dessus.  J’ai cependant composé quelques morceaux comme « My World, One of those days et This girl ».

Vos textes sont en Anglais, pourquoi ce choix ? 

Anton Brandcamp

Ce choix m’est venu tout simplement. J’ai toujours écouté beaucoup de chansons anglo-saxonnes. De plus, si mon grand-père paternel était norvégien, sa femme était Anglaise, cela peut peut-être expliquer cette attirance pour l’anglais.

Quelles sont en général vos sources d’inspiration ?

Je n’ai pas de source d’inspiration particulière. Je parle de tout et n’importe quoi. Sur l’EP  « My world » j’étais à l’époque un peu dans le creux de la vague. J’ai plutôt tendance à parler de mes soucis, il en résulte des textes assez sombres. « Clouds Rider » se veut  plus léger et festif.

Dans vos vidéos le Havre est souvent à l’honneur, quel est votre attachement à la ville de François 1er ?

Je mets Le Havre en valeur, car j’aime cette ville et son histoire ! La particularité de son architecture : de grands espaces, des lignes de perspective de malade…  Sa situation géographique aussi : des villes avec un centre-ville aussi prêt de la mer ça ne court pas les rues… Prendre un verre à la plage en fin de journée avec ces couchers de soleil c’est quand même bien classe ! Si je suis né au Havre, mes parents ont quitté la ville alors que je n’avais qu’un an pour partir à Epouville dans l’agglomération. Je pense avoir assez vadrouillé (et chanté) dans les bars et autres événements pour me sentir Havrais. Je suis tout ce qui se passe dans la ville, que ce soit sportivement ou culturellement !

Quel est le titre dont vous êtes le plus fier ? 

Je dirais avec beaucoup d’hésitation «  My World ». C’est le premier morceau qu’on a fait en commun avec Djar One ; si je l’ai composé, il l’a bien retravaillé au mixage. Je pense que c’est la chanson qui marche encore le mieux en concert. Dès qu’on la joue sur le Havre, voir la réaction des gens dès les premières notes du morceau c’est toujours assez dingue !

Et le plus beau souvenir de scène ?  

J’en ai, en fait, deux. Le premier est un concert avec les Mindsoljah pour la fête de la musique en 2009. Nous avions joué au Cabaret Electric (sous le Volcan) vers 23h30 / minuit, le 21 juin était tombé un samedi cette année-là. Jouer un samedi soir dans un Cabaret Electric plein à craquer c’est assez mémorable !

Le deuxième est la sortie de Clouds Rider en octobre dernier au Tetris.

Depuis la fin du groupe Mindsoljah en 2011, je n’avais plus joué avec des formations complètes  sur scène, le fait de retrouver tout ça sur scène a été assez fou pour moi. On s’est vraiment éclaté sur scène et, vu les retours que nous avons eus, je pense que le public aussi !

Qu’elle est la scène ou vous rêveriez de jouer vos chansons ?

Jouer sur une  grosse scène en festival ou quelque chose dans le genre me ferait assez rêver !

Pour finir, citez 3 artistes Havrais que vous appréciez et conseilleriez ?
Je pense que la ville est vraiment assez fournie, et ce dans tous les genres, et ce serait bête de s’arrêter à 3 artistes ^^ .Je cite donc les premiers à me venir en tête : Pour le Hip-Hop, Medine, Brav et toute la troupe de Din Records, Pitch Caps, Scars et Def, NLK et Doe, Kesta, dans d’autres styles  Plaisirs, Nuit, Aloha Orchestra, The Footnotes (s’ils ont mis le projet entre parenthèse, les albums sont dispo en ligne et les gars font partie des musiciens présents sur scène avec moi) 13 th Procession et bien d’autres encore…
 Merci Anton

Entretien réalisé par Grégory Constantin et Estelle Grignon  Mars 2018

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