Affiche Gattaca Studio

4 années  se sont passées depuis notre premier entretien. La nouvelle création Still Human de Philippe Trehet est une belle occasion pour prendre des nouvelles du LHC et de ses nombreux projets !

Il y a 3 ans vous nous proposiez une création « Faut il toujours la nuit » mêlant danseurs professionnels et  élèves du LHC, est-ce avec ces mêmes danseurs que vous nous présenterez « Still Human » ?

Plus ou moins oui, le groupe de création contemporaine du LHC est composé d’élèves, de professeurs et de professionnels. Mais  un certain nombre parmi les élèves travaillent avec moi ou la structure depuis très longtemps. Nous avons organisé une audition pour intégrer ce projet. Sur trente personnes, j’en ai retenu vingt quatre et au fur et à mesure plusieurs danseurs ont dù quitter le groupe. C’est un travail très important et pour les amateurs la passion doit être très forte pour les sacrifices que demande cet engagement. mon premier disque en solo et je me produis régulièrement sur la scène indépendante de Buenos Aires et au Havre quand j’y reviens !

Vous avez durant de nombreuses années travaillé uniquement avec des professionnels, est-ce un choix de votre part d’intégrer dans vos projets des élèves ou est-ce une chose qui s’est imposée à vous ?

Ce sont deux choses complètement différentes. J’ai toujours fait en sorte qu’en marge de mon travail de chorégraphe, je puisse maintenir ou faire maintenir un outil pédagogique de qualité au Havre.

Quand je me suis lancé dans la création du LHC il n’était pas question d’être toujours loin.

Quel est le message que vous souhaitez nous transmettre avec Still Human  ?

Il n’y a pas de messages à proprement parlé, je souhaite emmener le public dans un monde qui se dévoile, celui de Still Human est très poétique, la pièce et la danse sont très abstraites, mais fourmillent d’images concrètes, d’émotions.

Beaucoup de choses s’entrecroisent, c’est au public de choisir sa voie, comment ce qu’il voit résonne en lui ou pas.

Les événements tragiques de ces dernières années vous ont elles « malheureusement » inspirées ?
Bien sûr, quand on parle d’humanisme et que l’on voit ce que l’on a tous vécu, on ne peut qu’être habité par des sentiments extrêmes et qui d’une certaine façon entrent même à notre insu, dans notre travail.
Vous avez tout au long de votre carrière su proposer des créations dans des décors et des éclairages inventifs et surprenants, pouvez vous nous donner quelques révélations à ce sujet sur votre dernière création ?
Je ne le peux pas encore, ce que nous présentons est un travail en cours, en studio. J’espère que cette pièce pourra bénéficier d’un accueil plateau pour réaliser sa scénographie, tout est une question de moyens financiers.
Avec 16 danseurs les difficultés doivent être nombreuses ?

Non pas vraiment, j’ai toujours aimé travailler avec un nombre important de danseurs. Avec ma compagnie j’avais une dizaine de danseurs à l’année mais j’ai adoré travailler à l’opéra de Strasbourg avec 40 danseurs, presque autant au Mexique ou au Brésil. Au Nederlands Dance Theatre (NDT),  c’était à chaque fois au moins vingt danseurs.

J’aime profondément les danseurs, leur singularité, ce qu’ils proposent, la façon dont ils lisent votre travail, l’influence qu’ils ont en période de création.

Lors de notre dernier entretien nous avions évoqué le désintérêt que pouvais avoir la jeunesse pour le contemporain, la tendance est elle entrain de s’inverser ?

Oui absolument, en tout cas au sein du LHC. Parce que je reste persuadé que c’est en donnant la possibilité aux jeunes de se frotter à tous les styles que les esprits s’ouvrent et que le corps suit.

Le LHC se distingue également par sa jeunesse avec la troupe XAM pouvez vous nous la présenter ?

Comme le groupe contemporain, le groupe Xam est un groupe qui réunit une vingtaine de jeunes danseurs urbains dirigés et chorégraphiés par Andreï Trehét et Margot Hamel. Ils ont été finalistes au Palais des congrés de Paris au Hip Hop international et viennent de remporter le 1er prix au « Paname Danse ». Tout prochainement, ils vont préparer le WOD et le HHI.

Pour terminer pouvez vous nous présenter en quelques mots les projets du LHC pour 2017 ?
  • Nous venons de terminer, après deux ans de travail le spectacle, « Pour Mary Poppins » (disponible en DVD au LHC), fruit de la collaboration du LHC avec le CAH. Le spectacle aura rencontré 3000 spectateurs au Havre. Nous avons mis en route la préparation d’ABBACADABRA, le spectacle est prévu pour Noël 2017 au THV.
  • La préparation sur scène de la création Still Human pour la création scénographique, lumière, etc….
  • Comme je vous l’expliquais en amont, les projets du groupe Xam.
  • La reprise théâtrale de Dr Jekyll et Mister Hyde les 11 et 12 février et la création pour juin de la pièce de François Bizet….
  • L’équipe de professeurs a créé un spectacle pour les associations d’aide aux personnes. Nous avons donné le premier spectacle pour le Secours Populaire le 21 janvier dernier et nous allons reprendre ce spectacle pour d’autres causes.
  • Nous préparons un événement avec le chorégraphe Redha en Mars-Avril.
  • Pour finir, nous présenterons l’ensemble du travail des élèves en juin au THV .
Quels sont les artistes qui t’ont influencé ?

Merci Philippe, à très bientôt !

Vous pouvez retrouver le 1er interview de Philippe Trehet sur notre site en cliquant ici

Entretien réalisé par Grégory Constantin  Février 2017

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2018-03-25T05:39:41+00:00